Le génie électrique et informatique industrielle (GEII) est un BUT en trois ans, préparé en IUT, qui forme aux systèmes électriques, électroniques et automatisés. Il se divise en trois parcours : électricité et maîtrise de l’énergie, électronique et systèmes embarqués, automatisme et informatique industrielle. Cet article détaille le contenu du diplôme, l’admission, les métiers visibles à la sortie et les études possibles ensuite.
BUT GEII : un bac+3 en six semestres
Le BUT GEII remplace le DUT du même nom et s’étend sur trois ans, soit six semestres. Il alterne cours magistraux, travaux dirigés, travaux pratiques et projets tutorés, ce qui le place plus près du terrain qu’une licence universitaire classique.
Les stages occupent entre 22 et 26 semaines en formation initiale. Le diplôme vise des techniciens supérieurs capables de concevoir, vérifier et maintenir la partie électrique, électronique et informatique d’un système.
Trois compétences communes structurent les six semestres : concevoir la partie GEII d’un système, la vérifier, puis assurer son maintien en condition opérationnelle. Chaque parcours y ajoute une compétence propre, détaillée plus bas.
Matières du GEII : électronique, énergie et programmation
Le tronc commun couvre l’électronique, l’électrotechnique, l’automatisme, la programmation, les réseaux, les mathématiques et la physique appliquées, ainsi que l’anglais et la communication. L’informatique industrielle y désigne la programmation des automates et des systèmes qui commandent des machines ou des installations.
Les travaux pratiques pèsent lourd : on câble un montage, on programme un automate, on mesure un signal. Comme les logiciels de simulation et de conception occupent une grande part de ces séances, la maîtrise des outils informatiques se travaille dès la première année.
Les projets tutorés mettent ces notions en situation : un petit groupe d’étudiants conçoit un système complet, du schéma électrique au programme embarqué, et le présente à la fin du semestre. Ils servent souvent de première référence à montrer en entretien.
Parcours du BUT GEII : EME, ESE ou AII
Le choix du parcours se fait en général en début de deuxième année, parfois à la fin de la première selon l’IUT. Chacun ajoute une compétence propre aux trois compétences communes.
Électricité et maîtrise de l’énergie (EME)
Ce parcours prépare à installer tout ou partie d’un système de production et à suivre les systèmes de conversion de l’énergie électrique. Il mène vers les énergies renouvelables, la mobilité électrique et la gestion technique du bâtiment. Les cours portent sur la production, la conversion et la distribution de l’électricité, avec des travaux pratiques sur des installations réelles.
Électronique et systèmes embarqués (ESE)
Ici, on apprend à implanter un système matériel ou logiciel : cartes électroniques, microcontrôleurs, objets connectés. Ces objets communiquent en permanence, d’où l’intérêt d’aborder la sécurité des systèmes informatiques dès la conception.

Automatisme et informatique industrielle (AII)
Le parcours AII forme à intégrer un système de commande et de contrôle : automates programmables, robots, systèmes de vision. Les interfaces tactiles de pilotage des machines en sont un exemple courant en atelier.
Entrer en BUT GEII : bacs et alternance
La formation s’adresse aux titulaires d’un bac général à orientation scientifique ou d’un bac STI2D. Un bac professionnel MELEC ou SN ouvre aussi la porte, selon les IUT.
L’alternance, en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, est possible sur tout ou partie du cursus selon les IUT et les parcours, et certains la proposent dès la première année. Un rythme alterné de périodes en IUT et en entreprise permet de financer ses études tout en construisant une expérience. Elle convient à ceux qui préfèrent apprendre en entreprise et être rémunérés.
Métiers après un BUT GEII : technicien et assistant ingénieur
Le diplôme mène à des postes d’électronicien, d’électrotechnicien, d’automaticien, de roboticien, d’assistant ingénieur ou de technicien de maintenance. Les employeurs sont des industriels, des entreprises de l’énergie, des acteurs du bâtiment et des fabricants de systèmes embarqués.

Sur site, une partie du travail consiste à surveiller des installations en continu : la supervision des installations relie directement la formation aux besoins des entreprises.
Cette diversité de postes s’explique par les trois parcours : un diplômé EME ne vise pas les mêmes offres qu’un diplômé ESE ou AII. Lire les descriptifs de poste avec le contenu de son parcours en tête aide à cibler ses candidatures.
Études après un BUT GEII : master ou école d’ingénieurs
Beaucoup de diplômés poursuivent. Deux voies principales existent : un master EEA (électronique, énergie électrique, automatique) ou un master d’informatique, et un diplôme d’ingénieur dans une école accessible après le BUT.
Le choix dépend du parcours suivi : un profil AII ira naturellement vers l’automatique ou l’informatique, un profil EME vers l’énergie. Chacun gagne à comparer les programmes de master avant de candidater.
Le BUT GEII reste un diplôme qui permet de travailler dès le bac+3 comme de viser le bac+5, ce qui laisse la décision ouverte jusqu’à la fin de la troisième année.

